Le métier que je fais est bouleversant et ravageur. Mais il m'apporte un bonheur incommensurable. La scène, c'est une manière géniale de faire l'amour.

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Dans tout ce que je chante et dans ma vie, je suis là quelque part.
Sartre et Beauvoir étaient des gens magnifiques. Mais je les soupçonne d'avoir été jaloux l'un de l'autre. Beauvoir avait beaucoup d'affection pour moi. Mais je ne suis pas entrée dans son jeu...
Paris c’est ma ville, l’endroit où je suis née au monde de l’esprit. Je suis à chaque fois éblouie par ses lumières, son architecture, ses ponts, ses jardins. L’une des plus belles villes du monde je pense et j’en ai vu beaucoup. Si on enlève les voitures, c’est la plus belle !
Je les mange, les mots. Je les dévore, je les digère. Ils me courent dans les veines, jusqu'au bout des doigts. Ils se promènent dans mon corps avant de repasser par ma bouche... C'est pour cela que je ne peux pas chanter n'importe quoi. Parce que les mots sont en moi. S'ils ne me plaisent pas, je les recrache.
Brel, je l'ai découvert dans un cinéma renommé du quartier de Pigalle, le Gaumont Palace. Il était grand et beau. Oui, beau, contrairement à ce qu'il croyait, et à ce que les gens conventionnels disaient. Il avait une beauté unique, parce qu'il était « beau à l'intérieur ».
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Dans la même œuvre

Si je me suis mariée trois fois, c'est uniquement par politesse.
Je ne porte pas un intérêt particulier à moi-même, vous savez. J'ai du respect pour moi, parce que je reste cohérente et que je suis folle. Folle de passion, folle d'amour... Mais je ne suis pas narcissique.
Je suis un animal sauvage, totalement impropre au dressage. Je suis arrivée comme ça, je partirai comme ça.
J'ai un sens suraigu de l'injustice. Quant à la liberté... Si je me suis mariée trois fois, c'est uniquement par politesse. « Ne mettons pas nos noms au bas d'un parchemin...» Brassens a raison. Aussi prestigieux que soient les hommes que j'ai épousés, je ne me suis jamais appelée Mme Philippe Lemaire, ni Mme Michel Piccoli, ni Mme Gérard Jouannest. Je m'appelle toujours Gréco.
J'ai toujours eu besoin d'être seule. Seule pour pouvoir travailler en moi. Sans cela, je n'entends rien.